Prises de position
Mis à jour (Mercredi, 22 Juillet 2009 10:47)
Dans toutes les juridictions canadiennes, les employeurs sont responsables d’assurer un environnement de travail sain et sécuritaire à leurs employés. Cela signifie, offrir des mesures de contrôles appropriées pour protéger les travailleurs d’une exposition à des agents dangereux. La SCSLM appuie l’utilisation d’une hiérarchie de contrôles – ingénierie, administratifs et équipement de protection individuelle – afin de prévenir les blessures et les maladies. Dans le cas de flambées possibles de maladies infectieuses, les contrôles d’ingénierie et les contrôles administratifs seront les plus efficaces et ils doivent être mis en place, en priorité. De plus, «comme moyen de défense ultime», l’équipement de protection individuelle s’ajoute pour fournir une protection adéquate contre des agents dangereux spécifiques.
Dans la plus récente édition (troisième édition, 2004) du Manuel de biosécurité au laboratoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est dit : «On doit demander conseil à une personne hautement compétente, par exemple, un hygiéniste du travail, afin de choisir le masque le plus adéquat. Les masques de type chirurgical sont conçus uniquement pour la protection en présence d’un patient et ils ne protègent pas les voies respiratoires pour les travailleurs.»
Les préoccupations récentes d’une pandémie possible de grippe ont accru la vigilance relativement à la protection des voies respiratoires pour les travailleurs de la santé. L’exposition des voies respiratoires aux agents infectieux dépend de plusieurs facteurs, y compris la grosseur des particules infectieuses, la concentration des agents infectieux dans l’aérosol, la persistance de l’aérosol ainsi que la durée d’exposition. Tous ces facteurs ne sont pas connus immédiatement lorsqu’il se produit une poussée épidémique attaquant les voies respiratoires. Conformément aux recommandations de l’OMS, la SCSLM appuie l’utilisation du masque N-95 comme niveau minimum de protection pour le personnel de laboratoire susceptible d’être exposé aux bioaérosols à la suite de contact étroit avec des patients infectés, ou en effectuant des analyses de laboratoire avec des échantillons possiblement dangereux.
La SCSLM est d’avis que tous les laboratoires doivent avoir un plan fonctionnel valable qui assure une diligence raisonnable pour la protection des travailleurs. Jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de preuves pour apporter des changements à la ‘meilleure pratique’ actuelle, les masques de type N95 doivent être utilisés comme norme minimum pour les travailleurs de la santé susceptibles d’être exposés à des agents infectieux menaçant les voies respiratoires. La majorité des études scientifiques sur l’efficacité de ces masques reconnaissent leur supériorité, comparativement aux masques chirurgicaux standard, pour réduire l’exposition à la contamination par les aérosols et les gouttelettes.
Approuvé par le Conseil d’administration de la SCSLM, le 27 mai 2006
Télécharger la prise de position
Les professionnels de la santé partagent un ensemble de connaissances et de compétences, que ce soit dans les domaines des technologies diagnostiques de la santé tels que l’imagerie et le laboratoire, dans le domaine thérapeutique telle l’inhalothérapie ou dans le domaine des soins infirmiers. Cette base solide des connaissances des sciences de la santé, doublée de l’expérience acquise par le travail dans le système de santé, permet à des praticiens qualifiés d’apprendre rapidement et d’appliquer de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences. Ceci est vrai, que la personne apprenne de nouvelles techniques ou des techniques sophistiquées dans sa discipline (polyvalence verticale), ou qu’elle acquière des connaissances dans une autre discipline (polyvalence horizontale).
Voici les avantages de l’apprentissage de compétences additionnelles pour les praticiens de la santé qualifiés:
- les compétences nouvelles sont acquises avec un investissement minime de temps et d’argent, alors la formation est rentable;
- les praticiens qualifiés comprennent déjà les questions d’éthique et ont développé des attitudes professionnelles;
- les praticiens qualifiés connaissent les pratiques de travail sûres exigées pour protéger le patient, leurs collègues et eux-mêmes;
- la valorisation du travail;
- les professionnels de la santé sont habitués à exercer un jugement indépendant et
à reconnaître si une tâche dépasse leur niveau de compétence professionnelle et les possibilités d’emploi se manifesteront pour certaines personnes qui ont été déplacées par la réforme de la santé
La SCSLM appuie la polyvalence, à condition que l’évaluation basée sur la compétence soit réalisée pour attester que les personnes ont développé des compétences à valeur ajoutée et qu’elles ont satisfait aux normes professionnelles des associations professionnelles concernées ou des organismes de réglementation.
La SCSLM, en partenariat avec d’autres professionnels de la santé, s’est engagée à développer la reconnaissance professionnelle appropriée pour les praticiens polyvalents, afin de promouvoir la confiance du client et de maintenir les normes les plus élevées dans l’industrie de la santé.
Approuvé initialement le 3 mars 1995
Révisé le 20 septembre 2002
Télécharger la prise de position
Les technologistes de laboratoire médical effectuent des tests médicaux, ils analysent des échantillons et en interprètent les résultats. La précision des tests, des analyses et de l’interprétation est essentielle pour le diagnostic et le traitement des maladies ainsi que pour le maintien du bien-être et de la santé.
En plus d’être à la hauteur des progrès rapides dans le domaine de la science de laboratoire médical, les technologistes de laboratoire médical doivent également être prêts à fonctionner au sein d’équipes de soins de santé multidisciplinaires. Par conséquent, l’ensemble des connaissances requises pour les technologistes de laboratoire médical doit évoluer au-delà de l’intérêt purement technique pour inclure des connaissances de base plus vastes, entre autres, l’esprit critique, la résolution de problèmes et la communication.
Afin de préparer les futurs technologistes de laboratoire généralistes à la pratique dans un environnement de soins de santé toujours plus complexe, la SCSLM a mis à jour le profil de compétence. Le profil révisé incorpore des compétences et un ensemble de connaissances qui ont été identifiées lors d’un processus de consultation élaboré auprès d’employeurs, d’éducateurs, d’organismes de réglementation, de sociétés professionnelles et de praticiens. Ce profil révisé deviendra la norme pour les technologistes de laboratoire médical généralistes de niveau premier échelon à partir de 2010, après validation finale par les parties concernées. Les technologistes qui exercent leur profession actuellement ne seront pas affectés par les nouvelles exigences de la pratique au niveau premier échelon.
Le Conseil d’administration de la SCSLM est d’avis que les résultats d’apprentissage identifiés dans le profil de compétence mis à jour sont mieux atteints dans le cadre d’un programme de baccalauréat. Cependant, comme la santé et l’éducation sont sous juridiction provinciale, la SCSLM n’interviendra pas pour imposer un diplôme pour les technologistes de laboratoire médical généralistes de premier échelon. Tous les programmes de formation agréés, y compris ceux de niveaux collégial, technique et universitaire, devront intégrer le nouveau profil de compétence en préparation pour les examens de certification nationale de 2010.
La SCSLM travaillera en collaboration avec ses membres et les principaux intéressés pour faciliter la transition vers le nouveau profil de compétence, et ce faisant, elle s’assurera que les futurs technologistes de laboratoire médical généralistes de premier échelon possèdent les compétences et les connaissances requises pour fournir des services de laboratoire médical de haute qualité.
Révisé le 28 avril 2004
Télécharger la prise de position
Les technologistes de laboratoire médical sont des professionnels hautement qualifiés; ils jouent un rôle primordial dans le domaine des soins de santé. Cette compétence est maintenant reconnue dans l'autoréglementation provinciale.
Le statut professionnel comporte des droits et des responsabilités. Le droit au titre ou à la désignation professionnelle tout comme la possibilité de se présenter comme un professionnel qualifié sous-entendent les responsabilités suivantes:
- être au niveau des normes de pratique acceptées
- respecter un code de conduite ou de déontologie
- être responsable de ses actes professionnels.
Ces responsabilités obligent le maintien des connaissances et des compétences à un niveau approprié.
Pour être en mesure de suivre l'évolution actuelle rapide et toujours plus complexe de l'environnement de laboratoire, l'apprentissage devient le processus de toute une vie professionnelle. La SCSLM croit que le maintien de nos connaissances et de nos compétences est une responsabilité professionnelle fondamentale.
Approuvé initialement en novembre 1996
Réaffirmé en mars 2002
Télécharger la prise de position
Le Conseil de la certification nationale (CCN) est l’organisme chargé de la surveillance du programme de certification de la SCSLM. Il est responsable de l’établissement des politiques de la SCSLM sur les sujets touchant la certification ainsi que du maintien continu du processus de certification.
Au cours des années 1990, la SCSLM a effectué la transition de la certification basée sur le syllabus vers celle basée sur la compétence, afin de préparer les futurs technologistes de laboratoire médical à répondre aux demandes d’un système de santé de plus en plus complexe. La SCSLM offre actuellement la certification en technologie de laboratoire médical dans trois domaines : technologie de laboratoire médical générale, cytologie diagnostique et génétique clinique.
Le CCN élabore des profils de compétence en consultation avec des employeurs, des praticiens et des éducateurs. Les profils sont conçus en vue de fournir un processus de certification qui assure aux employeurs que les diplômés des programmes de formation agréés canadiens et d’autres candidats dont la compétence est jugée équivalente par la SCSLM, ont obtenu une formation spécifique et ont développé des compétences plus générales, entre autres, l’esprit critique et la résolution de problèmes. Les profils de compétence sont révisés régulièrement et lorsque nécessaire, ils sont mis à jour.
Les résultats de l’apprentissage identifié par les profils de compétence permettent aux technologistes de laboratoire médical d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires en vue de fournir au système de santé des services de laboratoire de grande qualité, maintenant et pour l’avenir. Le CCN est d’avis que la fragmentation des profils de compétence n’est pas une solution aux pénuries de ressources humaines dans le domaine de la science de laboratoire médical.
Les profils de compétence de la SCSLM préparent les technologistes de laboratoire médical à fonctionner dans des équipes de soins de santé multidisciplinaires, rehaussant ainsi la qualité des soins administrés aux patients pour tous les Canadiens. Le CCN est confiant que, grâce à une planification minutieuse, les besoins en ressources humaines du système de santé peuvent être satisfaits sans fragmenter les profils de compétence.
Document approuvé le 7 mars 2001
Document révisé le 5 novembre 2005
Télécharger la prise de position
La technologie de laboratoire médical concerne les analyses de laboratoire reliées au diagnostic, au traitement et au contrôle des maladies. Elle est donc associée de près à la vie humaine.
Pour assurer que la vie et le bien-être des patients soient protégés, nous recommandons fortement que les analyses de laboratoire médical soient effectuées exclusivement par des technologistes de laboratoire médical qualifiés.
Cet énoncé respecte la position adoptée par l'Association internationale des technologistes de laboratoire médical lors de l'assemblée générale de ses membres à Genève, le 8 août 1990.
Approuvé initialement septembre 1991
Réaffirmé en mars 2002
Télécharger la prise de position
Qu’est-ce qu’une norme?
Les normes sont des documents qui stipulent les lignes directrices sur la sécurité et le rendement des produits, des processus et des services; elles peuvent préciser les lignes directrices et les règles de pratique dans l’industrie. La conformité aux normes est généralement volontaire, mais elle peut devenir obligatoire lorsqu’elles sont précisées par une loi de réglementation. Les normes sont des documents vivants révisés pour refléter les changements selon les besoins des parties concernées et selon l’environnement technique dans lequel elles ont été établies.
Ce que la SCSLM endosse :
La SCSLM croit que le recours à des normes établies par consensus en science de laboratoire médical améliore et assure la qualité des soins fournis au public canadien. Nous appuyons le recours aux normes pour assurer que la technologie de laboratoire médical soit adéquate.
Développement futur de normes :
Nous sommes d’avis que les initiatives actuelles pour élaborer des normes nationales et internationales en science de laboratoire médical doivent se poursuivre. Le Canada devrait s’engager activement dans le développement de ces normes, afin qu’elles servent les besoins des Canadiens. Les personnes concernées, les associations de normes et les gouvernements canadiens (fédéral, provinciaux, territoriaux) devraient appuyer ces initiatives afin d’assurer la qualité des soins de santé de notre pays.
Dans l’intervalle :
La SCSLM encourage ses membres à avoir recours aux normes appropriées déjà en place pour les sciences de laboratoire médical. Les niveaux de pratique doivent refléter les normes actuellement établies* fournies par des organismes experts reconnus : CLSI, SCMT, AABB, CSA et ONGC. Étant donné l’évolution rapide de ce sujet, on encourage les membres à prendre connaissance des derniers développements dans leur domaine de pratique.
*L’information sur de nombreuses normes déjà établies en science de laboratoire médical est offerte aux membres à la bibliothèque de prêt de la SCSLM et il y a d’autres sources, par exemple, les publications médicales sur Internet.
Acronymes :
AABB - American Association of Blood Banks
SCMT - Société canadienne de médecine transfusionnelle
ONGC - Office des normes générales du Canada
CSA - Canadian Standards Association (Association canadienne de normalisation)
SCSLM - Société canadienne de science de laboratoire médical
CLSI - Clinical and Laboratory Standards Institute
Approuvé initialement le 19 septembre 1998 Réaffirmé en mars 2002
Mis à jour (Mercredi, 21 Octobre 2009 10:53)
Télécharger la prise de position
La Société canadienne de science de laboratoire médical reconnaît que l'environnement de notre planète n'est pas une ressource renouvelable. Nos membres partagent la responsabilité de protéger l'environnement pour les générations futures. Reconnaissant que les laboratoires médicaux où ses membres travaillent produisent des déchets biologiques, environnementaux et dangereux, la SCSLM endosse l'engagement suivant concernant l'environnement:
- tous les déchets doivent être traités selon des méthodes qui satisfont ou dépassent les statuts ou la législation approuvés;
- la Réduction des déchets, la Réutilisation des ressources et le Recyclage doivent être mis en vigueur lorsque la chose est possible;
- l'utilisation de produits sans danger pour l'environnement et écologiquement acceptables est préconisée;
- tous les membres doivent encourager leur entourage à assumer des responsabilités environnementales similaires, reconnaissant et tenant compte des préoccupations environnementales dans leur milieu de travail.
Approuvé initialement le 27 février 1993
Réaffirmé en mars 2002
Télécharger la prise de position
Analyses de biologie délocalisées (ADBD) est une alternative à l’analyse dans un laboratoire central ou un laboratoire principal; elle est effectuée au chevet ou auprès du patient, le plus souvent par des professionnels médicaux qui ne font pas partie du laboratoire, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’hôpital ou d’un établissement médical. Les avantages de l’ADBD sont, entre autres, de meilleurs délais d’exécution, des résultats améliorés pour le patient et un délai écourté pour le diagnostic et le traitement.
Les progrès technologiques ont permis de fabriquer des instruments portatifs faciles d’opération, pouvant donner des résultats d’analyses rapides et de grande qualité.
Les programmes d’analyses hors laboratoire exigent :
- de la collaboration et de la communication interdisciplinaires;
- l’évaluation et la détermination des améliorations possibles au niveau des résultats pour le patient;
- la standardisation et la vérification de la performance de l’instrumentation;
- la certification et les exigences au niveau du personnel;
- la gestion efficace des coûts.
Les laboratoires cliniques et les technologistes de laboratoire médical doivent toujours avoir à l’esprit d’assurer la qualité continue de toutes les analyses de laboratoire, là où les techniques sont effectuées. Les technologistes de laboratoire médical ont la responsabilité de la gestion de l’assurance de la qualité en fournissant le leadership et l’expertise dans les domaines suivants:
- le développement, le maintien, le fonctionnement et l’étude des programmes de formation;
- appropriés afin d’assurer la compétence de l’opérateur;
- l’aide au niveau du développement des manuels de techniques;
- • l’établissement et le contrôle des documents pertinents;
- l’établissement et le suivi des pratiques de contrôle de la qualité;
- la mise en application et la vérification des programmes d’efficacité;
- l’assurance de la conformité avec les protocoles d’équipement.
La SCSLM appuie l’ADBD lorsqu’elle est un processus de collaboration et de coordination entre le laboratoire clinique et les autres professionnels de la santé et lorsqu’il est clair que l’utilisation de cette technologie améliore les soins du patient.
Approuvé initialement le 3 mars 1995
Révisé le 19 septembre 2008
Télécharger la prise de position